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● PrêtPréparer le Tangzhong (optionnel): mélanger la farine et l’eau (ou le lait) dans une casserole.
Le Shokupan, littéralement « pain de repas » en japonais, est bien plus qu’un simple pain de mie. Il est le résultat d’une rencontre entre la traditi…
Préparer le Tangzhong (optionnel): mélanger la farine et l’eau (ou le lait) dans une casserole.
Chauffer à feu doux en remuant jusqu’à ce que la pâte épaississe.
Retirer du feu et laisser refroidir à température ambiante.
Préparer la pâte à Shokupan: mélanger la farine, le sucre et le sel dans un grand bol.
Ajouter la levure sèche (si levure fraîche, la dissoudre d’abord dans le lait tiède).
Incorporer le Tangzhong refroidi si utilisé.
Le Shokupan, littéralement « pain de repas » en japonais, est bien plus qu’un simple pain de mie. Il est le résultat d’une rencontre entre la tradition boulangère occidentale et l’art de la perfection culinaire japonaise. Introduit au Japon durant l’ère Meiji (1868-1912), période d’ouverture du pays à l’Occident, le pain était au départ une curiosité destinée à nourrir les marins, les soldats et les missionnaires. Ce n’est que plus tard que les Japonais vont se réapproprier cette spécialité pour en faire un produit de grande qualité, adapté à leurs préférences gustatives. Contrairement à la baguette française ou au pain de campagne européen, le Shokupan se distingue par sa texture ultra-moelleuse, son goût légèrement sucré et son alvéolage extrêmement régulier. Ce résultat est souvent obtenu grâce à une méthode d’origine asiatique appelée Tangzhong, une technique de pré-cuisson d’une partie de la farine avec de l’eau ou du lait pour former une sorte de pâte gélifiée. Cette astuce permet au pain de conserver une humidité parfaite, le rendant plus tendre et plus durable. Le Shokupan est traditionnellement cuit dans un moule haut et rectangulaire, souvent avec un couvercle, pour obtenir une croûte fine et une forme parfaite. Consommé le plus souvent au petit-déjeuner, en sandwich ou grillé en toasts, il est devenu un symbole du raffinement japonais dans la boulangerie. Le soin apporté au pétrissage, aux temps de pousse, au façonnage en boules régulières, et à la cuisson maîtrisée en font une véritable œuvre d’art culinaire. Aujourd’hui, il est apprécié partout dans le monde pour son extrême moelleux, sa légèreté et sa polyvalence, que ce soit nature, garni de confiture, de beurre, ou utilisé pour les fameux sandwiches japonais appelés “sando”. Le Shokupan incarne à lui seul la capacité japonaise à prendre une recette simple et à en sublimer chaque détail pour atteindre l’excellence.
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